Cercle de femmes
Un espace pour traverser ses émotions, en sécurité.
Il existe des lieux où l’on peut déposer ce que l’on porte sans avoir à s’expliquer. Le cercle de femmes en est un : un rendez-vous hebdomadaire pour revisiter les émotions refoulées du quotidien, et retrouver une posture alignée, pleine de vitalité.
Traverser, pas résoudre
Cette manière d’aborder l’émotion — la traverser plutôt que la résoudre — doit beaucoup au travail d’Aliette de Panafieu, psychothérapeute et fondatrice de l’association L’Affaire d’une Vie.
Pour elle, une émotion n’est pas un problème à expliquer ou à réparer, mais une expérience à vivre jusqu’au bout, unique à chacune. Le rôle du groupe n’est donc pas de comprendre pourquoi telle émotion est là, ni de la faire disparaître, mais de lui offrir un espace où elle peut se déployer — entendue autant dans ce qui se dit que dans ce qui se tait.
C’est cette philosophie qui structure chaque rencontre du cercle de femmes : aucune émotion n’y est jugée, analysée ou pressée de se résoudre plus vite qu’elle ne le voudrait.
Le mouvement, jusque dans le mot
Le mot « émotion » vient du latin emovere : mettre en mouvement.
Une émotion qui ne circule pas se fige, se love quelque part dans le corps, et finit par peser sur le quotidien. La traverser, c’est littéralement la remettre en mouvement — ce qui rejoint, jusque dans son nom, l’intuition qui porte cette pratique : le mouvement, c’est la vie.
Ici, ce mouvement se vit à plusieurs échelles : celui du corps, dès l’ancrage du début de séance, celui du groupe, qui laisse circuler la parole sans jamais la figer, et celui, plus intime, de l’émotion elle-même, qu’on laisse suivre son cours plutôt que de la retenir.
Un cadre pensé pour la confiance
Ici, tout repose sur des règles claires et partagées. Ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe. Chacun partage, ou non, selon son propre rythme intérieur.
Les émotions sont accueillies sans interprétation ni conseil, dans un climat sans jugement. L’engagement se prend à l’année, pour s’investir pleinement au sein du groupe.
Le déroulement d’une séance
Chaque rencontre suit un même chemin.
On commence par un ancrage corporel — mouvements de respiration, Brain Gym® et conscience corporelle — pour se poser dans le corps.
Vient ensuite la météo émotionnelle, un temps d’écoute active où chacune pose ce qu’elle traverse.
Le cœur de la séance est la traversée : un sujet émotionnel travaillé avec l’écoute du groupe et le gardien du cadre, l’émotion traversée, jamais analysée.
La séance se referme sur un temps d’intégration, exercices d’ancrage et échange, pour clore ensemble.
Ce qu’on emporte avec soi
Le cercle ne s’arrête pas à la porte de la séance.
Les gestes d’ancrage travaillés en groupe — respiration, appuis, quelques mouvements simples de Brain Gym® — peuvent être repris seule, dans la semaine, dès qu’une émotion resurgit à un moment inattendu.
Ce n’est pas une technique à maîtriser parfaitement : c’est une ressource disponible à tout moment, pour retrouver rapidement un point d’appui avant qu’un débordement émotionnel ne prenne toute la place.
Beaucoup de femmes racontent utiliser ces quelques minutes d’ancrage bien après avoir quitté le cercle — au travail, en famille, dans une situation qui, avant, les aurait submergées sans qu’elles aient eu le temps d’y réfléchir posément.
C’est souvent ce report dans le quotidien qui ancre le plus durablement ce que la séance a permis de traverser et qui donne envie de revenir pour se nourrir à nouveau en avançant dans le mouvement de la vie.
Un espace de groupe, pour ne plus traverser seule
Le cercle de femmes offre ce que la vie quotidienne offre un espace confidentiel, bienveillant et généreux, pensé pour que chacune reparte plus ancrée, plus vivante.