Réflexes Archaïques

Le mouvement, premier langage du bébé

Réflexes Archaïques

Bien avant les mots, il y a le mouvement dès la vie in utero.
L’intégration des réflexes archaïques ouvre la voie à un apprentissage plus fluide et un quotidien plus apaisé.

Une approche douce, pensée pour le tout-petit et l’enfant

Mise au point par le Docteur Sveltana Masgutova, cette méthode aide à intégrer les réflexes dynamiques et posturaux nécessaires au développement du mouvement chez le nourrisson et l’enfant.

Certains réflexes, dits « involontaires », restent parfois mal intégrés suite à l’histoire de la venue au monde de l’enfant. Ils peuvent alors freiner l’apprentissage et se faire sentir jusque sur le plan scolaire.

L’accompagnement autour des réflexes archaïques se pratique dès les premiers mois de vie, l’adolescence et tout au long de la vie, avec des exercices et des temps de séance adaptés à chaque âge — un nourrisson n’est jamais accompagné de la même façon qu’un enfant de dix ans.

« Le mouvement, c’est la vie »

In utero, mouvement et perception sensorielle ne font qu’un : c’est par le mouvement que le cerveau se construit, pas l’inverse. Plus la mère bouge, plus l’expérience motrice du bébé s’enrichit — l’enfant répond en permanence aux stimulations de son tout premier environnement.

Comment se déroule une séance

Confortablement installé, au calme, l’enfant reçoit des stimulations douces sur certaines parties du corps, calées sur son propre rythme respiratoire — un peu comme on suivrait la respiration d’un bébé qui s’endort.

Il n’y a rien à faire ni à réussir : beaucoup d’enfants se détendent, certains somnolent, d’autres restent simplement attentifs à ce qu’ils ressentent. Des mouvements rythmés naturels viennent parfois s’y associer pour faciliter l’intégration sensori-motrice.

Progressivement, le cerveau enregistre de nouvelles informations kinesthésiques qui rééquilibrent les réflexes désactivés.

Ça continue à la maison

Certains outils utilisés en séance, comme ceux développés par Paul Landon dans l’Intégration Motrice Primordiale, sont pensés pour continuer au-delà du cabinet.
Après la séance, un programme moteur simple, adapté à l’enfant, peut être proposé aux parents pour poursuivre l’intégration entre deux rendez-vous — quelques mouvements, quelques minutes, à répéter à son rythme.
Les parents apprennent aussi à observer eux-mêmes les signes d’un réflexe encore actif, sans avoir besoin d’un vocabulaire technique : un geste maladroit, une fatigue inhabituelle à l’école, une difficulté qui ne s’explique pas autrement.

Ce que les parents remarquent

Cette continuité, en séance et à la maison, est souvent ce qui est le plus apprécié : les parents ne restent pas spectateurs, ils participent concrètement aux progrès de leur enfant.

Beaucoup racontent remarquer un changement concret en quelques semaines :

  • Un enfant qui tient mieux son crayon et fatigue moins à l’écriture.
  • Un sommeil plus stable.
  • Une agitation nerveuse ou corporelle qui retombe.

Ce sont souvent ces petits pas, observés à la maison, qui donnent l’élan de poursuivre l’expérience.

Une approche recommandée dans bien des situations

Le travail sur les réflexes archaïques s’adresse en particulier aux enfants qui butent sur les apprentissages ou l’attention : troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie), TDA, TDAH, enfants précoces, autisme, enfermement. Elle concerne aussi ceux que traversent des peurs intenses, des troubles du sommeil ou de l’énurésie.

D’autres signes, plus physiques, peuvent également orienter vers cette approche : des otites à répétition, le port de lunettes, de semelles correctives, de gouttières ou d’appareils dentaires.

Sans faire un catalogue exhaustif, l’histoire de la naissance compte aussi : prématurité, césarienne, forceps, double circulaire, péridurale, absence d’allaitement, enfant n’ayant pas rampé ou marché à quatre pattes. Il en va de même pour des complications survenues in utero — fausse couche, perte d’un jumeau, ou événement traumatique pour la mère ou la famille pendant la grossesse.

Elle vient alors en accompagnement d’un suivi médical ou orthophonique, sans s’y substituer.